Cette journée ne devait pas être comme les autres. Et elle ne l'a pas été.
La veille, je n'ai pas réussi à m'endormir tellement j'étais surexcitée de revoir, après trois ans d'absence, un groupe dans lequel je m'étais brisée lorsque rien n'allait. Dingue de voir que les mots de M'sieur Sirkis sont les mêmes maux que ceux qui me frôlent tout au long de la journée. Bref, après une nuit (presque) blanche, je me lève pour aller au lycée, où m'attend un ds d'anglais (la grosse blague ! pardon the big joke) et trois heures au cinéma. Voir L'armée du crime. Et rencontrer l'homme de ma vie. Et perdre mon meilleur ami. Ouais, tout cela en même temps.
Et puis après, je quitte le lycée, pleins d'étoiles dans les yeux, le coeur battant comme un malade (à cause du concert ou de lui? Peut être des deux en fin de compte...) Nous voilà avec ma s½ur, quatre heures avant l'ouverture des portes devant la salle du MusikHall. Il faut s'armer d'une patience extraordinaire dans ce cas là. Sauf que ma patience, je crois que je l'avais laissée avec mon ds d'anglais. J'ai vu Alain Picon qui venait voir combien nous étions dans la file d'attente et les caméras de M6. Cool. Tout le monde se battait pour passer à la télé. Je vois bien l'intérêt... ENFIN BREF. On rentre enfin dans la salle après avoir faillit mourir asphyxiés une bonne quinzaine de fois. On se place à même pas deux mètres de la scène héhé. Et puis Asyl en première partie. Le chanteur met une ambiance incroyable parce qu'il faut bien reconnaitre que ce n'est pas facile de passer avant un groupe tel qu'Indochine. Et puis après une demi heure d'attente...
INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/
Tel Charlie rentrant dans la chocolaterie, j'ai eu cette impression d'être happée par une douce odeur de friandise qui n'était d'autre que l'odeur d'un groupe que j'avais déjà vu une autre fois. Je repris de suite mes marques à côté de gens que je ne connaissais pas, mais qui avaient pourtant l'air d'avoir toujours fait partie de ma vie. Les fans d'Indochine... Ils sont dingues et tellement formidables. M'sieur Sirkis arrive avec ses compagnons, comme à leur habitude, cachés derrière un grand rideau. Puis celui ci tombe et Go, Rimbaud, Go se fait entendre. Et c'est à chaque fois la même chose : tout le public se met à chanter en c½ur les chansons. Les vieux, les jeunes, les filles, les garçons... C'est quelque chose d'incroyable de participer à ce genre de concert. Incroyable et tellement unique. Les chansons s'enchainent (telle Trois Nuits Par Semaine^^) et puis vient LE MOMENT, celui que je préférais, celui dont j'aurais voulu que la durée soit des siècles. J'ai demandé à la lune version acoustique suivi par Tes yeux Noirs et Troisième Sexe. Cela peut paraitre banal comme ça. Mais non. Nicola était seul sur scène et à chaque fois qu'il commençait à chanter, le public reprenait. Il a posé son micro et il nous a regardé, la main sur le coeur. C'est tellement fort, tellement magique, qu'une larme a glissé tendrement sur ma joue. Et je crois que je n'étais pas la seule...
Puis le concert a repris ses droits.
MISS PARAMOUT (Emilie, c'est pour toi ;) )
LE LAC (le clip sur l'écran de derrière était magnifique)
UN ANGE A MA TABLE (Suzanne !)
DRUGSTAR
TROIS NUITS PAR SEMAINE
L'AVENTURIER
LITTLE DOLLS
PLAYBOY (Version concert encore mieux que la version de l'album)
JUNIOR SONG (aucun mot pour décrire la beauté de cette chanson)
JUNE
ALICE & JUNE
MARYLIN
PUNKER
MAO BOY !
POPSTITUTE
LE DERNIER JOUR (dernière du concert ...)
Je l'ai écris comme elles me reviennent, j'ai peut être du en oublier...
Et puis c'est la fin. On achète un T-Shirt, on monte dans la voiture, avec cette sensation d'être fatiguée mais en même temps excitée.
Et on se dit : A quand le prochain?
PS : M'sieur Sirkis semblait ... bizarre. Affreusement maigre pour son âge. Fatigué aussi.
PS2: Si quelqu'un pouvait m'expliquer l'utilité de filmer le concert, qu'il me le dise ici. Prendre des photos, ok. Mais filmer tout le concert, faisait chier (oui c'est le mot) les gens qui tentent de regarder derrière ! Et puis un concert, ça se vit. Ce n'est pas une minuscule vidéo qui va vous redonner la même ambiance.
Enfin bref, c'est mon avis.
Dingue! J'ai pas parlé des écrans qui nous enfermaient dans une bulle, cette bulle en coton, plein de sperme et de sang décrite si bien par Chloé Delaume...