Lewis Carroll est mon ami.

 Lewis Carroll est mon ami.
"Originale. Quand j'étais petite et qu'on me demandait ce que je voulais être, je répondais originale."




Il faut dire que j'ai toujours aimé ce que les autres n'aimaient pas. Au début par pure négationnisme. Pour être différente. Puis, peu à peu, par intérêt pour ces choses si différentes que personne n'ose aimer. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Dans mon cocon familial, on s'époumonait à chanter du Brel, et du Ferré, quand ce n'était pas des airs de musique classique. Tchaikovsky est rentré comme ça dans ma vie. D'un coup. Et il n'en est jamais reparti, comme cet amant que l'on garde car il nous fait repenser au temps où on était encore désirable. Gainsbourg, lui, est venu seul, s'est immiscé dans ma tête, à croquer les parcelles des autres. Et c'est tant mieux comme cela. Après, la jeunesse meure, et nos héros d'enfance aussi. De cela, je n'ai gardé que des brides de souvenirs, d'un Zorro courageux à un Dany Wilde aux mains de cuirs. Vieillir m'a permit de rencontrer des nouveaux visages, dans tous les domaines possibles et inimaginables. Indochine, bien sur, Tim Burton mais aussi Christopher Lee qui est le seul homme à me faire frissonner autant. De tous ces artistes qui bercent ma vie, je ne peux oublier Baudelaire, qui m'a montré qu'avoir de l'audace était magique,Rimbaud, bien sur mais aussi Prévert. On le connait tous enfant et pourtant, ils nous arrivent de l'oublier. Paul Grimault pour son "Le Roi & L'Oiseau", la poésie et l'image au service de la beauté. Jamais un dessin animé ne m'a refait le même effet. Maupassant et ses nouvelles, Poe et ses folies, Queneau et son écriture humoristique ... Tout cela, traine, éparpillé sur mes étagères, mon bureau, sous mon lit. Les Cds chevauchent tendrement les DVDs, et les livres se confondent aux bouquins de cours. Roald Dahl côtoie le Petit Nicolas. Après tout, c'est normal. Quand je pense à Sherlock Holmes et Arsène Lupin qui sont voisins mais qui ne s'adressent jamais un mot...




J'aimerais devenir écrivain et trainer sur des étagères poussiéreuses.




# Posté le dimanche 16 août 2009 14:10

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 15:48

Petite histoire, entre vous & moi.

Petite histoire, entre vous & moi.
Une nouvelle nouvelle. Des idées qui me viennent comme ça. Et un nouveau recueil en marche !! Il faut juste que je fasse la couverture. J'aime bien faire ça...






Gabrielle s'était enroulée dans ses draps froids et grelottait de peur. Elle pleurait en silence. Sur une chaise avachit, se tenait Louis qui devait s'en aller après qu'elle se soit endormie. Par un hasard attendu, c'est lui qui trouva le sommeil avant elle.
Gabrielle se moucha dans les draps, se griffa le visage. Elle savait qu'elle ne trouverait plus jamais le sommeil. En tout cas, pas cette nuit là.
[...]
Et puis un soir, il n'y a eu qu'une seule jeune fille devant son portail. C'était sa mère qui l'avait envoyée là bas parce qu'elle pensait qu'elle ne ferait jamais rien de cette fille muette et godiche. Gabrielle était loin d'être bête... muette, elle l'était cependant presque. Parce qu'elle avait peur de parler. De dire ce qui se passait dans sa tête. Parce que c'était compliqué la dedans. Et lui l'a aidée. Il l'a protégée d'une part parce qu'il aimait ce qui se tramait dans sa tête et d'autre part parce que cette fille maigre et triste était la seule qui a réussi à lui faire oublier toutes les autres. Depuis leur rencontre, les nuits cacochymes ont disparues. Des femmes attendaient des heures devant le portail, l'appelant en vain. Mais ce fut bel et bien la fin de ces nuits mystérieuses. Un mois seulement après leur rencontre, Monsieur L. et Gabrielle se marièrent secrètement dans la chapelle du manoir. Et c'est comme cela que l'un comme l'autre commença enfin à vivre [...]

# Posté le mercredi 19 août 2009 14:54

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 16:02

Vous avez dit un PUTAIN de concert?

Vous avez dit un PUTAIN de concert?




Cette journée ne devait pas être comme les autres. Et elle ne l'a pas été.




La veille, je n'ai pas réussi à m'endormir tellement j'étais surexcitée de revoir, après trois ans d'absence, un groupe dans lequel je m'étais brisée lorsque rien n'allait. Dingue de voir que les mots de M'sieur Sirkis sont les mêmes maux que ceux qui me frôlent tout au long de la journée. Bref, après une nuit (presque) blanche, je me lève pour aller au lycée, où m'attend un ds d'anglais (la grosse blague ! pardon the big joke) et trois heures au cinéma. Voir L'armée du crime. Et rencontrer l'homme de ma vie. Et perdre mon meilleur ami. Ouais, tout cela en même temps.




Et puis après, je quitte le lycée, pleins d'étoiles dans les yeux, le coeur battant comme un malade (à cause du concert ou de lui? Peut être des deux en fin de compte...) Nous voilà avec ma s½ur, quatre heures avant l'ouverture des portes devant la salle du MusikHall. Il faut s'armer d'une patience extraordinaire dans ce cas là. Sauf que ma patience, je crois que je l'avais laissée avec mon ds d'anglais. J'ai vu Alain Picon qui venait voir combien nous étions dans la file d'attente et les caméras de M6. Cool. Tout le monde se battait pour passer à la télé. Je vois bien l'intérêt... ENFIN BREF. On rentre enfin dans la salle après avoir faillit mourir asphyxiés une bonne quinzaine de fois. On se place à même pas deux mètres de la scène héhé. Et puis Asyl en première partie. Le chanteur met une ambiance incroyable parce qu'il faut bien reconnaitre que ce n'est pas facile de passer avant un groupe tel qu'Indochine. Et puis après une demi heure d'attente...












INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/INDOCHINE/








Tel Charlie rentrant dans la chocolaterie, j'ai eu cette impression d'être happée par une douce odeur de friandise qui n'était d'autre que l'odeur d'un groupe que j'avais déjà vu une autre fois. Je repris de suite mes marques à côté de gens que je ne connaissais pas, mais qui avaient pourtant l'air d'avoir toujours fait partie de ma vie. Les fans d'Indochine... Ils sont dingues et tellement formidables. M'sieur Sirkis arrive avec ses compagnons, comme à leur habitude, cachés derrière un grand rideau. Puis celui ci tombe et Go, Rimbaud, Go se fait entendre. Et c'est à chaque fois la même chose : tout le public se met à chanter en c½ur les chansons. Les vieux, les jeunes, les filles, les garçons... C'est quelque chose d'incroyable de participer à ce genre de concert. Incroyable et tellement unique. Les chansons s'enchainent (telle Trois Nuits Par Semaine^^) et puis vient LE MOMENT, celui que je préférais, celui dont j'aurais voulu que la durée soit des siècles. J'ai demandé à la lune version acoustique suivi par Tes yeux Noirs et Troisième Sexe. Cela peut paraitre banal comme ça. Mais non. Nicola était seul sur scène et à chaque fois qu'il commençait à chanter, le public reprenait. Il a posé son micro et il nous a regardé, la main sur le coeur. C'est tellement fort, tellement magique, qu'une larme a glissé tendrement sur ma joue. Et je crois que je n'étais pas la seule...




Puis le concert a repris ses droits.




MISS PARAMOUT (Emilie, c'est pour toi ;) )

LE LAC (le clip sur l'écran de derrière était magnifique)

UN ANGE A MA TABLE (Suzanne !)

DRUGSTAR


TROIS NUITS PAR SEMAINE

L'AVENTURIER


LITTLE DOLLS


PLAYBOY (Version concert encore mieux que la version de l'album)


JUNIOR SONG (aucun mot pour décrire la beauté de cette chanson)


JUNE


ALICE & JUNE


MARYLIN


PUNKER


MAO BOY !


POPSTITUTE



LE DERNIER JOUR (dernière du concert ...)



Je l'ai écris comme elles me reviennent, j'ai peut être du en oublier...




Et puis c'est la fin. On achète un T-Shirt, on monte dans la voiture, avec cette sensation d'être fatiguée mais en même temps excitée.

Et on se dit : A quand le prochain?






PS : M'sieur Sirkis semblait ... bizarre. Affreusement maigre pour son âge. Fatigué aussi.

PS2: Si quelqu'un pouvait m'expliquer l'utilité de filmer le concert, qu'il me le dise ici. Prendre des photos, ok. Mais filmer tout le concert, faisait chier (oui c'est le mot) les gens qui tentent de regarder derrière ! Et puis un concert, ça se vit. Ce n'est pas une minuscule vidéo qui va vous redonner la même ambiance.
Enfin bref, c'est mon avis.







Dingue! J'ai pas parlé des écrans qui nous enfermaient dans une bulle, cette bulle en coton, plein de sperme et de sang décrite si bien par Chloé Delaume...

# Posté le jeudi 13 août 2009 14:17

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:06

Mentir pour vivre, c'est ça la clé..

Mentir pour vivre, c'est ça la clé..



Comme un magicien de l'image, dans un royaume gothico romantique, je m'évade à chaque fois que je regarde un de ses films.

C'est le seul de mes modèles étrangers.

J'aimerais avoir un univers littéraire aussi vaste que son univers cinématographique.

# Posté le samedi 05 septembre 2009 15:06

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 12:50

Et puis, comme si tout était normal, il est entré dans ma vie.

Et puis, comme si tout était normal, il est entré dans ma vie.
Texte bientôt.
Je l'ai presque fini.

Photo que j'ai trouvé sur un blog. Mais je ne sais plus lequel... Alors si la personne se reconnait, je peux lui mettre un lien =)




DE NOUVELLES IDÉES PLEIN LA TÊTE!
Comme quoi, ça a du bon d'être seule et triste.
Une histoire holmenesque et une femme cherchant son mari mort. C'est dingue et j'adore.

J'ai eu une révélation : Si Christopher Lee est mon acteur préféré, Tim Burton est sans nul doute mon réalisateur favori.
Mais je ferais un petit texte sur tout ça après... Héhé.

# Posté le dimanche 09 août 2009 15:36

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 13:03